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#approaches		§Pendant qu’il était en train de démontrer son modèle interactif, l’auteur a observé que les questions que les gens posaient variaient selon différentes approches philosophiques au problème climatique.
 Cette page a pour but de nous aider à voir les différents points de vue.
  Bien que l’installation par défaut du modèle montre un scénario de stabilisation, quelques personnes demandent quand même « mais vous semblez prédire une augmentation plutôt basse des températures ; pensez-vous qu’il soit réaliste que les émissions aient un tel comportement », ou « pourquoi l’ajustement de la vitesse de mélange des océans (par exemple) devraient changer les émissions mais pas la température? ». D’autre part, si l’installation par défaut montre un scénario SRES, d’autres personnes pourraient dire : « pourquoi voulez-vous que les émissions augmentent de cette manière ? ; j’ai essayé d’ajuster la température, mais cela n’a pas fonctionné ; j’ai pensé que le but était de stabiliser le climat ».
 En général, certains se disent : « où allons-nous, est-ce un problème, devrions-nous dévier (changer notre comportement) ? », alors que d’autres considèrent : « quelle est la meilleure destination, et par conséquent le meilleur chemin pour y arriver ? ».
  Les premiers regardent vers l’avenir en partant du présent, c’est-à-dire de la cause à l’effet, et tentent de souligner les prédictions « dans les grandes lignes » (baseline), alors que les seconds cherchent à revenir en arrière depuis le futur, donc depuis l’effet vers la cause, essayant de trouver un ensemble de résolutions au problème.
 Vous pouvez trouver  utile le @flowchart. De quelle manière préférez-vous bouger les flèches ?
 Remarquez que le JCM (Java Climate Model), comme le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), considère les deux approches en passant en revue à la fois (voir @aboutsres et @stabilisation). Cependant, si vous me demandez simplement : « quelle est votre prédiction pour le changement climatique », je vous répondrai - c’est notre choix - qu’est-ce que vous voulez faire (et peut-être plus tard - quels risques semblent acceptables pour vous) ? Voici le nom «Chooseclimate»  (allez voir  @concept). Mais pour avoir un choix réaliste, nous devrions parvenir à un accord commun parmi tous les citoyens qui partagent la même atmosphère.
 En climatologie, ceux qui travaillent avec les modèles globaux sophistiqués mais lents peuvent seulement faire des prédictions basées sur un petit ensemble de scénarios prédéfinis, alors que ceux qui travaillent avec de simples modèles (tels que celui-ci) sont capables de les utiliser pour faire des calculs « inverses » (backwards calculations) ou dans le cadre d’« évaluations intégrées », entendant chercher par la suite la solution optimale.
 Les premiers pourraient souligner certaines @uncertainty dans les modèles, alors que les seconds essaient de faire aujourd’hui une analyse appropriée pour la politique, anticipant les @inertia dans le système.
 Mais les deux approches posent des problèmes techniques : les prédictions des modèles socioéconomiques tendent à fortement diverger dans le futur, et ne peuvent alors pas être étendues pour des échelles de temps assez longues en vue de montrer l’effet de processus réagissant lentement tels que l’élévation du niveau de la mer.
 Alors que les calculs inverses peuvent définir un futur stable, ils tentent cependant à diverger davantage en calculant des trajectoires de prévision au fur et à mesure que l’on s’éloigne du présent (particulièrement si nous choisissons une cible loin dans la chaîne de « causes à effets » (cfr. @uncertburden).
 Imaginez-vous sur un bateau. La vue du haut du mât offre une meilleur vue que celle qu’a le navigateur situé sur le pont du bateau, mais ce dernier a une carte marine couvrant de plus grandes distances, incluant des courants variables et des obstacles sous-marins. Ainsi, ils peuvent fournir des conseils contradictoires à l’homme de barre qui, sachant que le bateau est difficilement manœuvrable, doit trouver le meilleur compromis.
 L’approche de la résolution des problèmes suppose également qu’il est possible de faire un accord global efficace mené par la science limitant les émissions des gaz à effets de serre, c’est-à-dire que la convention sur le climat de l’ONU réalisera son but comme exprimé dans l’article 2 (voir @art2). Ceux qui projettent des tendances actuelles pourraient être plus pessimistes à ce sujet, et préfèrent souligner la technologie qui se développe pour nous permettre de réduire si nécessaire plus tard les émissions, ou de nous adapter au changement du climat (cfr. @stabpathways).
 Dans la pratique, nous avons besoin à la fois des approches de prévision et de résolution des problèmes, comme discuté ci-dessous.

#uncertcope		§Dans le troisième rapport de synthèse du GIEC (IPCC TAR), la réponse à la première question concernant l’application au défi posé par l’article 2 de la Convention du Climat de l’ONU, souligne que :
 « La prise de décision au sujet du changement climatique est essentiellement un processus séquentiel sous incertitude générale ».
 Ceci implique que nous devrions essayer de prendre quelques décisions maintenant plutôt que d’attendre d’avoir une connaissance parfaite, mais il s’agit également d’être préparé à adapter plus tard ces décisions à l’évolution de la science. (Cfr. @ipcclinks)
 Plutôt que de rechercher des trajectoires à stabilisation fixées ou des « scénarios » sans politique sur le climat, nous pourrions rechercher des stratégies incorporant des feedbacks (rétroactions) délibérés sur la politique climatique, qui sont résistantes en réponse aux changements inattendus et travaillant par  « @fuzzycontrol » plutôt que par des calculs inverses. La structure de ce modèle a été conçue à cet effet.
 Ce processus peut être facilité par le développement des modèles de système climatique « de complexité intermédiaire », ceux-ci sont suffisamment complexes pour indiquer des « surprises » non-linéaires et des impacts régionaux, mais assez rapides pour être employés dans un cadre intégré de résolution des problèmes d’évaluation.
 Cependant, les modèles sont utiles seulement si plusieurs personnes comprennent comment ils fonctionnent, et le mieux modèle d’évaluation intégré demeure le réseau global des têtes humaines. Ce modèle interactif (web) est développé comme un fenêtre dans ces processus, pour permettre à plusieurs personnes de s’y impliquer. Cela peut aussi permettre un feedback entre plusieurs personnes pour fournir un cadre quantitatif à un @dialogue, lequel doit accompagner n’importe quel processus de décisions.
 Généralement, les experts ont tendance à supposer que d’autres champs sont plus simples qu le leur. En conséquence, les scientifiques de la nature remarquent des « surprises » non-linéaires possibles dans le climat et proposent que nous changions notre comportement pour éviter de tels risques, tandis que les sociologues précisent à quel point cela est difficile, et pourraient être plus optimistes au sujet de l’adaptation ou des solutions technologiques.
 Cependant, il y a une différence fondamentale entre l’incertitude en sciences naturelles, et en sciences sociales. Considérant par exemple la sensibilité du Module des Flux de Chaleur (voir @climsens), nous pouvons essayer d’en savoir plus à son sujet, mais nous ne pouvons pas le changer (sauf si vous prenez en compte la technologie concernant le climat … ?). Ceci ne nous aide pas à découvrir dans quel « monde SRES » nous habitons (cfr. @aboutsres ) ! C’est une question philosophique, c’est la vieille discussion entre le « destin » et le « volontaire ». Le système scolaire traditionnel encourage les scientifiques (de toutes les disciplines) à être plutôt fatalistes, ce qui peut frustrer les politiciens et le public.
 (cfr. aussi @uncertainty, @uncertburden)

#whobau		§Nous devrions faire attention particulièrement à l’utilisation de la terminologie qui suppose implicitement une approche particulière au problème.
 Concernant la distribution des émissions futures, les gens remarquant une certaine « trajectoire » ont tendance à parler en termes de « droits » de partage pour employer la ressource limitée de l’atmosphère d’une manière durable, alors que ceux qui remarquent des tendances actuelles tendent à parler d’un « partage du fardeau » en considérant l’« effort d’atténuation » pour la réduction des émissions en partant d’une « baseline » projetée.
  Concernant les impacts, nous devrions peut-être nous rappeler que pour beaucoup de gens, particulièrement les fermiers ou les peuples autochtones dépendant des écosystèmes (soutenables), comme pour d’autres espèces de vie avec lesquelles nous partageons cette planète ; la « baseline » du statu quo pourrait être considérée comme n’étant pas un changement climatique anthropique ; le fardeau pourrait être considéré comme représentant des impacts extérieurs au climat et l’effort d’être une adaptation.
 Un problème relatif surgit dans des études économiques, concernant la différence entre la « bonne volonté de payer » pour éviter le changement, et la « bonne volonté d’accepter » la compensation pour le changement. Concernant ce dernier, dans le processus de l’UNFCCC, les petites îles demandent une compensation pour le territoire perdu, alors que l’OPEP requiert une compensation pour les revenus perdus de pétrole.
 Cfr. @equity

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